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Ce vendredi 8 juin, c'est la journée européenne de l'obésité. L’occasion de faire le point sur la prévention et la lutte contre l’un des principaux problèmes de santé publique de notre temps.

1. Les chiffres

15 % des adultes et 3,5 % des enfants français sont concernés par l'obésité, qui touche plutôt les femmes 15,1 % que les hommes 13,9 %, d’après les chiffres de 2011 de la Haute Autorité de Santé (HAS). C’est légèrement en dessous de la moyenne européenne (16 %). Mais les chiffres augmentent : depuis 2006, on observe une progression de plus de 10 %.

2. Le facteur social

Une étude de l'INRA datant de 2005 démontre que le statut socioprofessionnel et la corpulence des femmes sont « inversement proportionnels ». C’est ainsi qu’en France, parmi les ouvrières, on constate 16 % d’obèses tandis que parmi les femmes cadres, seuls 4 % le sont. Cela s’explique par le coût trop élevé de l'alimentation dite « saine » (fruits et légumes), par le manque d'accès aux soins et par la non-pratique d'une activité sportive.

3. L’enjeu

L'obésité est devenue la 5ème cause de mortalité dans le monde. Nombreux sont les risques pour la santé qui en découlent : cardiopathies, accidents vasculaires cérébraux, diabète, maladies dégénératives des articulations, cancer du sein et du colon…

4. L'obésité infantile

Elle entraîne précocement des difficultés respiratoires, un risque élevé de fractures, une hypertension artérielle, une résistance à l'insuline et des problèmes psychologiques. C’est la raison pour laquelle la HAS préconise d'améliorer le suivi des courbes de croissance (particulièrement avant 6 ans, moment où le rebond d'adiposité précoce est un indicateur fiable d'un risque d'obésité future). C’est primordial car si le surpoids s'installe durant l'adolescence, l’enfant dispose de 50 % à 70 % de risques d’être obèse une fois adulte.

5. Les moyens de lutte

L’OMS souhaite que l'industrie agro-alimentaire réduise la teneur en graisse, sucre et sel de ses produits et propose des produits sains et nutritifs à prix abordable. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes va dans le même sens en veillant au bon respect des règles européennes en matière d'étiquetage nutritionnel. La HAS recommande aux généralistes d'aller au devant des risques encourus par leurs patients en surpoids. Elle préconise aussi l'accompagnement diététique et psychologique ainsi que l'incitation au sport. Enfin, le Comité national des associations d'obèses conseille de privilégier la marche pour les déplacements.