alcool-intelligence

Certaines études scientifiques ont démontré que les gens particulièrement doués ont tendance à boire plus d'alcool que les autres et plus fréquemment aussi. Des chercheurs ont suivi pendant plusieurs années des enfants considérés comme très brillants et ont constaté que devenus adultes, ils buvaient davantage d'alcool que leurs semblables. D'autres recherches ont permis d'observer que la quantité d'alcool consommée par les jeunes qualifiés d'exceptionnellement doués était de beaucoup supérieure à celle des jeunes dont le QI était très en-dessous de la moyenne. Et toujours on s'empresse de préciser que l'alcool n'accroît pas le niveau d'intelligence initial et qu'il peut même être néfaste pour la santé.

La déconcertante différence

Mais pourquoi buvons-nous au juste? La plupart du temps, on prend un verre pour socialiser, pour se détendre ou encore pour suivre le troupeau. Mais on peut aussi consommer de l'alcool pour échapper à la réalité, une réalité qui nous effraie, qui nous inquiète, d'autant plus que la source de notre mal-être peut parfois être difficile à cerner. Or, parce qu'elle se distingue des autres et que la société a tendance à rejeter les êtres différents – quelle que soit la nature de cette différence – une personne dotée d'une intelligence supérieure peut vivre dès l'enfance en état de détresse qui risque de durer toute sa vie.

L'affliction des gens doués

On aurait tendance à croire que la vélocité intellectuelle est un don qui fait vivre à l'individu surdoué des expériences et des aventures exaltantes hors de la portée des gens dits normaux. Mais en fait, cet individu ressent le plus souvent une affliction intérieure profonde qui, même s'il peine à la définir, n'en est pas moins réelle. Comment se lier à des personnes qui ne comprennent pas de quoi il leur cause, comment faire semblant de s'intéresser à des conversations qu'il juge insipides, comment attirer des gens qui le croient d'emblée supérieur, qui craignent son esprit trop critique ou qui jalousent ses étincelles de l'esprit et ses fantaisies imaginatives, beaucoup moins fréquentes quand on est doté d'une intelligence ordinaire. Son parcours professionnel, sentimental et social ressemble très souvent à une périlleuse course à obstacles. Qui plus est, il ne cherche pas de soutien parce que lorsqu'on est intelligent, on ne sait pas qu'on l'est, on demeure donc discret.

Consommer deviendrait alors un exutoire qui lui permettrait d'adoucir la souffrance d'être différent... tant que subsistent les vapeurs d'alcool.