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Alors que le mariage homosexuel pourrait bien être adopté en France, désormais, la question de l’adoption homoparentale se pose. Si chacun semble avoir son avis personnel sur la question, c’est désormais vers la science que les gouvernements se tournent pour trouver une réponse à leurs questions : les enfants issus d’une famille homoparentale peuvent-ils également trouver leur équilibre?

 40 ans d'études, différents résultats

La question est loin d’être une nouveauté. Dans les années 1970 déjà, le débat sur les familles homoparentales était déjà posé. Depuis 40 ans, les études scientifiques se sont ainsi enchaînées dans l’espoir d’éclairer les dubitatifs. Seul problème, alors que l’opinion publique et les gouvernements comptaient sans relâche sur les chercheurs pour enfin mettre  un terme à leurs doutes, voilà que ces derniers émettent des idées divergentes.

 « Les enfants d’homosexuels ont des problèmes psychologiques »

Alors que certaines études datant depuis la fin des années 1970 affirment avec certitude que l’équilibre, social , psychologique et sexuel des enfants élevés par une famille homoparentale ne diffère pas des familles hétéroparentales (Kirkpatrick et al., 1981; Golombok et al., 1983; Brewaeys et al., 1997; Flaks et al., 1995; Golombok et al., 1997; Tasker et Golombok, 1995) , pour d’autres, certaines différences subsisteraient toujours. Pour Olivier Vécho, maître de conférence en psychologie, les enfants d’homosexuels auraient généralement une estime d’eux-mêmes plus faible, notamment les enfants issus de couples lesbiens. Néanmoins, les chercheurs indiquent tout de même qu’ils seraient tout de même plus à l’aise avec les autres que les enfants d’hétéros.

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« Les parents homosexuels font des enfants homosexuels »

 Pour de nombreuses personnes, c’est inévitable : les parents homosexuels élèvent leurs enfants de sorte que ces derniers finissent pas avoir la même orientation sexuelle que leurs parents. D’après une étude menée par Tasker et Glombok en 1996, les jeunes élevés par des couples lesbiens s’engageaient généralement dans une relation homosexuelle. Mais l’échantillon du groupe plutôt restreint (46 personnes) a suscité de nombreux doutes sur la qualité de l’étude.

 

« Les homosexuels ne sont pas de bon parents »

 C’est un argument souvent relevé par ceux qui s’opposent à l’homoparentalité. Un couple homosexuel s’investirait moins dans l’éducation de ses enfants qu’un couple hétéro. En 2005, la revue américaine Social Science Search démontrait ainsi à travers une étude, que les enfants issus de deux mères présentaient davantage de difficultés que les enfants d’un couple hétéro. Néanmoins, aucune étude ne fait mention des enfants issus de deux pères. En 1997, Glombok avait déjà infirmé cette théorie au travers d’une étude qui montrait au contraire, que les mères lesbiennes avaient plus d’interactions avec leurs enfants que les mères hétéros.

 

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Des échantillons trop restreints

 Dans un récent article , le journal Le Monde avait déjà souligné ces divergences qu’il expliquait par une différence de méthodes de recherche. Tandis que certains chercheurs privilégiaient des échantillons restreints mais avec des profils différents, d’autres utilisaient un plus large panel de répondants mais tous issus de milieux privilégiés, souvent issus de la même association.La probabilité d'obtenir les même résultats pour chaque répondant était donc à son maximum.