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Considéré comme le meilleur ami de l'homme, le chien est apprécié depuis des siècles pour sa fidélité et son affection. En outre, l'odorat extrêmement développé du chien fait de ce dernier un auxiliaire précieux pour la police et peut-être même pour la médecine. En effet, une récente étude scientifique menée en Autriche affirme que les chiens seraient capables de déceler le cancer du poumon, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour lutter contre ce fléau.

Des résultats probants et de bonne augure

Les exceptionnelles facultés olfactives du chien ont été maintes fois mises à contribution par l'homme afin de détecter aussi bien des explosifs que des champignons. Ainsi, des scientifiques autrichiens ont eu la brillante idée de tester l'odorat de nos amis canins à des fins médicales. Or, selon le chef du département de pneumologie de l'hôpital autrichien de Krems, Peter Errhalt, le résultat est sans appel : "Les chiens n'ont aucun problème à identifier les patients atteints de tumeurs".
Afin de corroborer ses allégations, il évoque les résultats d'une expérience où 120 échantillons d'haleine, émanant à la fois de personnes malades et de gens sains, furent soumis à l'odorat de la gent canine. Le résultat est alors surprenant puisque les chiens ont dépisté, avec un taux de réussite de 70%, les patients souffrant d'un cancer du poumon.
Le bilan suivant s'avère similaire à celui d'études déjà menées aux Etats-Unis ou en Allemagne en 2011.

Poursuivre les recherches

Devant un bilan aussi positif, la communauté scientifique a décidé d'approfondir l'étude en lançant une nouvelle expérience. Ainsi, durant deux années, les tests vont porter sur 1200 échantillons d'haleine. Selon Michael Muller, exerçant à l'hôpital Otto Wagner à Vienne, il s'agit dès lors d'identifier précisément quelles odeurs sont décelées par les chiens.
Si les résultats s'avérent concluants, les scientifiques pourront alors se pencher sur l'élaboration d'un genre de "nez électronique" favorisant le diagnostic rapide du cancer du poumon, ce qui permettrait ainsi d'accroître les chances de survie des malades. De telles perspectives ont d'ailleurs encouragé des chercheurs italiens à expérimenter les possibilités d'une telle invention. Les résultats se sont avérés concluants avec 76% de réussite concernant la détection du cancer colorectal chez des patients.